Agar.io : manger ou être mangé.

Publié le .
Mis à jour le .

Parfois, il faut bien admettre qu'Internet peut devenir néfaste. Que certains sites auraient droit eux aussi à leur étiquette « Peut nuire gravement à votre santé » et que certains développeurs mériteraient de passer derrière les barreaux. Tout cela s’appliquerait parfaitement bien au cas d’« Agar.io ».

"Hollande", huitième joueur le plus gros du serveur.
Ce jeu, sorti en avril et qui s'est rapidement fait connaître sur Internet grâce, entre autres, aux vidéos de Youtubeurs populaires, occupe déjà une partie de mon temps libre. À la base pourtant, un principe simple, déjà connu et utilisé notamment dans les jeux Osmos, Spore ou flOw.

Mais la grosse nouveauté de ce jeu, visuellement très simple, est qu'il est massivement multijoueur. Nous incarnons donc, suivant notre vision de la chose, un micro-organisme parmi tant d'autres, qui, afin de pouvoir évoluer (grossir) devra se nourrir de particules — pour les moins courageux — ou d'autres organismes — pour les plus aventureux et créatifs.

Créatif, car le mécanisme du jeu n’autorise pas seulement à manger les éléments plus petits que nous (d’environ 30%) – et donc à se faire manger par des éléments plus grands que nous. Par chance ou par malheur, suivant que l'on soit prédateur ou quatre-heure, de notre taille dépend également notre vitesse : plus on est gros, plus on est lent. Et à tout cela, il faut rajouter quelques pièges, servant à la fois de cachette pour les petits organismes, et de mine pour les plus grands. Il faudra donc savoir ruser pour pouvoir se rassasier.

Il est également possible de se diviser en deux, puis quatre, puis huit etc., par simple pression de la barre d'espace, ou encore de relâcher de la matière afin de perdre en masse grâce à la touche « w ».

Plusieurs techniques sont alors imaginables comme, entre autres, nommées par mes soins, les techniques du :

  • « Trou du cul », qui consiste à se déplacer en ingérant les particules et « en voyant bien ce qui se passe » concernant nos congénères ;

  • « Saute-mouton », où l'on utilise la propulsion créée lors d'une division cellulaire pour atteindre sa cible (attention néanmoins, lors de la division, les organismes créés sont de moitié plus petits que les précédents. Il faut donc bien calculer son coup afin qu'ils puissent toujours ingérer l'autre organisme, sous peine de connaître un échec ou pire... se faire avaler) ;

  • « Diviser pour mieux régner » pour les amateurs de gangs, en se dédoublant de multiples fois afin de gagner en vitesse et préserver plus facilement notre espèce...

La stratégie adoptée dépendra également du mode de jeu choisi (chacun pour soi ou en équipe). Un troisième mode de jeu, dit "Experimental" est également disponible. Ce jeu, malgré un résultat déjà satisfaisant est en effet toujours en développement et subit des changements au gré du développeur.